La liste des 13 ingrédients à éviter dans vos produits cosmétiques

 

ingrédients

On le sait nos produits cosmétiques ne sont pas anodins pour notre santé. De plus en plus d’ingrédients sont déclarés comme étant nocifs pour notre organisme.
Ils ne sont pas toujours contrôlés sur leur innocuité avant d’être mis sur le marché.

Ainsi plus de 90% des ingrédients n’ont fait l’objet d’aucune étude d’innocuité de la part de l’industrie, nous informe le site américain EWG, et plus d’un tiers des produits contiennent au moins un ingrédient suspecté d’avoir une incidence sur le cancer.

Si l’on compte les ingrédients de chaque flacon, c’est plus d’une centaine de substances mis en contact avec notre épiderme chaque jour : c’est l’effet cocktail. Sait-on vraiment ce qu’on applique sur notre peau ?

Entre les éléments cancérigènes, neurotoxiques, allergisants, les perturbateurs endocriniens… Voici donc une liste complète des 13 ingrédients cosmétiques à éviter :

Mais avant tout parlons de liste INCI, la liste des ingrédients :

Elle a été mise en place par l’europe en 1998. Cette déclaration oblige les fabricants à lister les ingrédients par ordre décroissant jusqu’à 1 % du contenu du produit cosmétique. Après ces 1 % le fabricant est libre de mettre les ingrédients dans l’ordre qu’il souhaite. Ce qui induit souvent les consommateurs non avertis qui voient une plante ou une huile placée au milieu de la formule, alors que le produit n’en contient que 0,1 % par exemple. C’est du marketing et dans les rayons ça fonctionne.. Peu de consommateurs sont formés à lire les ingrédients.

En effet, il faut être motivé : C’est écrit en tout petit, en latin/anglais ou avec des termes chimiques.
L’astuce que nous donne Julien Kaibeck c’est de lire les 5 premiers ingrédients de la formule d’un produit qui vous intéresse : Si parmi ces 5 premiers ingrédients qui forment environ 70 % du produit, vous avez des composants qui font débats ou qui sont irritants, reposez le produit.
⇒ La liste permet de nous donner une idée sur la formule du produit mais elle a ses limites. Par exemple : pour la glycérine, on a aucune précision dans la liste pour savoir si elle est d’origine végétale ou synthétique. Pour être sûre de la qualité d’un produit la liste ne suffit pas, il faut se tourner vers les labels. On en reparlera à la fin de cet article.

On attendant voici donc une liste la plus complète possible, des ingrédients à éviter dans vos produits :


1- Les colorants + le P-PHENYLENEDIAMINE

Les colorants font l’objet de débats sur leurs risques pour notre santé ou non. Seuls les colorants minéraux et végétaux sont reconnus pour leur innocuité. Sachez que les colorants des teintures pour cheveux sont suspectés d’être cancérigènes et de contenir des métaux lourds toxiques pour le cerveau. Les études manquent pour confirmer ou infirmer ces informations.
En revanche le paraphénylène-diamine (P-PHENYLENEDIAMINE) est reconnu comme étant très allergisant, malgré tout il est autorisé dans les teintures capillaires.
De plus, les colorants identifiés par « CI » commençant par 3 ou 4 parmi les cinq chiffres qui suivent « CI », sont à rincer obligatoirement. Ils sont allergisants. En fait, les colorants sont classés dans 4 catégories : la 3 et la 4 contiennent les colorants qui sont les plus décriés.

Sur l’étiquette : p-phenylenediamine, CI+ 3 ou 4 au début

2- Les ingrédients reliés au DEA (DIETHANOLAMINE)

Évitez le COCAMIDE DEA et LAURAMIDE DEA. Ils peuvent réagir avec d’autres substances et former des nitrosamines cancérigènes. Ils ajustent le PH des produits, les font mousser et leur donnent une texture crémeuse. On les trouvent dans les produits hydratants et les shampooings.

Sur l’étiquette : cocamide dea, lauramide dea

3- DIBUTYL PHTHALATE

Le phtalate de dibutyle est utilisé comme plastifiant dans les produits pour les ongles. Il est considéré comme toxique pour la reproduction et est suspecté d’interférer avec la fonction hormonale.

Sur l’étiquette : dibutyl phtalatate

4. Le parfum

Les parfums sont des mélanges de plusieurs molécules qui peuvent être synthétiques pour la plupart, mais également naturelles. Les deux sont potentiellement allergisantes et peuvent déclencher des réactions cutanées et de l’asthme. Pour savoir si vous êtes allergiques, faites un test de votre produit dans le pli de votre coude.

Sur l’étiquette : parfum

5. Les agents occlusifs + LES SILOXANES + LES SILICONES

Les silicones et leurs cousins sont des « cache-misère » : ils se fixent sur le cheveux ou la peau et forment un film autour de ceux-ci. A long terme ils les étouffent, ce ne sont pas des actifs de soins.

Les peaux acnéiques doivent absolument les éviter pour éviter les imperfections dues à une accumulation de sébum. Sébum qui n’arrive pas à s’écouler sur la peau à cause du film des silicones.
Une sécheresse cutanée et une déshydratation, peuvent aussi être due aux silicones car le sébum ne s’écoulant plus sur la peau, le film hydro lipidique ne peut se former correctement. D’où une perte en eau et en huile pour notre peau. Pour plus de détails voir l’article sur le film hydro lipidique.
De plus, ces ingrédients sont néfastes pour l’environnement : ils mettent 400 à 500 ans pour se dégrader !

Il y a 3 grands types d’agents occlusifs :
– les silicones :

ils permettent de donner de la douceur et facilitent l’étalement des produits cosmétiques. On les retrouvent partout mais surtout dans les produits à rincer : shampoings, gels douches et dans les fonds de teints.

Sur l’étiquette : terminaisons en -one ou -ane : dimethicone, phényldiméthylpolysioxane, cyclohexasiloxane…

Le cyclotetrasiloxane est considéré comme perturbateur endocrinien et substance potentiellement toxique pour la reproduction.

– les ammoniums quaternaires :

Surtout présents dans les shampooings en remplacement des silicones.

Sur l’étiquette : cetrimonium, stearalkonium chloride, behentrimonium methosulfate

– les huiles minérales :

Ce sont des dérivés de pétrole qui ne sont pas biocompatibles. C’est-à-dire qu’elles ne sont pas reconnues par la peau, provoquant alors des réactions cutanées : irritations voir de l’eczéma. On les retrouvent souvent dans le maquillage.

Sur l’étiquette : paraffinum liquidum, petrolatum, ceresin, mineral oil, cera microcristallina…

6- Les Alcools gras et les Solvants:

Ils permettent de stabiliser et d’émulsionner les cosmétiques. Ces ingrédients de synthèse peuvent être irritants et sont polluants pour l’environnement. Ils possèdent à peu près les mêmes caractéristiques que les huiles minérales.

Sur l’étiquette : Methyl / Propyl / Caprylyl -alcohol…

7-Les composés éthoxylés et propoxylés : les sulfates + les PEG

Ces agents en eux-mêmes ne sont pas particulièrement nocifs, mais c’est leur fabrication qui pose problème car elle nécessite de l’oxyde éthylène, un gaz très toxique, qui est polluant et cancérigène. Parmi les composés d’éthylène, on retrouve notamment les sulfates et les PEG :

Les sulfates dont le SODIUM LAURETH SULFATE

Ce sont des tensioactifs qui permettent aux produits de mousser. Ils ont une action de détergence et d’émulsifiants. On les retrouvent dans les produits moussants et nettoyants : gels douches, shampooings et dentifrices.
Ils sont agressifs, irritants et desséchants pour la peau car ils retirent notre film hydro lipidique, nous laissant vulnérables face aux agressions extérieures. Voir ici pour savoir quelles sont les 7 agressions extérieures pour notre peau.

Les PEG (polymères)

Les polymères ont les mêmes propriétés que les silicones, en plus d’être émulsifiants. Ils sont sans danger pour nous, en revanche leur fabrication est très polluante comme vu auparavant.
Malgré tout utilisé en grande quantité, ils sont irritants : l’International Journal of Toxicology relève quelques cas d’accroissement de la perméabilité de la peau à leur contact, et les déconseille alors sur un épiderme abîmé.

Sur l’étiquette : sodium laureth sulfate, laurylsulfate de sodium, ammonium laureth sulfate, dimethicone copolyol, butoxynol, ceteareth-60 myristyl glycol, PEG, PPG mais aussi -cellulose, crosspolymer, polypropylène…

8-Les filtres UV

Les filtres UV sont surtout présents dans nos produits solaires et quelquefois dans nos crèmes visage. Ils sont controversés d’une part, car ils sont à l’origine de la disparition des coraux et d’autre part, car ils seraient des perturbateurs endocriniens. Ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter de se protéger des UV, il suffit juste de choisir vos produits solaires avec des filtres minéraux et non synthétiques.

Sur l’étiquette : les benzophénones, benzyl salicylate, butyl methoxydibenzoylmethane, PABA, titanium dioxide, camphor benzalkonium methosulfate, ethylhexyl methoxycinnamate

9-Les sels d’aluminium

On les trouvent surtout dans les anti transpirants. Ils resserrent les pores pour limiter l’évacuation de sueur et de sébum. Seulement ils bouchent les pores et perturbent le fonctionnement normal de l’organisme.

Ils pénètrent dans les différentes couches de la peau et se fixent sur nos organes. Ils peuvent provoquer des irritations et des réactions inflammatoires. Ils sont suspectés de provoquer le cancer du sein, les études ne sont pas encore terminées, et d’avoir également un impact sur le système nerveux.

Sur l’étiquette : aluminium chlorohydrate, aluminium stearate, aluminum sulfate… tous les termes avec aluminium

10-Les alkylphénols

Ce sont des émulsifiants : c’est-à-dire des agents qui permettent le mélange de liquides non miscibles, tels que l’eau et l’huile. Ils sont utilisés dans les cosmétiques, ainsi que dans les détergents ou les emballages plastiques. Perturbateurs endocriniens, ils ont une action néfaste sur les hormones et les organes reproducteurs.

Sur l’étiquette : octylphénol, nonylphénol, éthylphénol, amylphénol

11-Gaz propulseurs

Les Butane, Ethane, Isopentane, Pentane, Propane sont systématiques dans les bombes aérosols. Leur libération dans l’atmosphère contribue à la pollution et on tente un peu partout dans le monde de limiter la concentration dans l’air de ces composés organiques volatils (COV). Ils sont dans tous les produits en bombes (laque, mousse à raser, déodorant…), vernis à ongles, dissolvants…
Sur l’étiquette : Butane, propane, ethane…

12-Toluène

Comme les gaz propulseurs, ce solvant fait partie des composés organiques volatils. Polluant, il est également irritant pour la peau, les yeux et le système respiratoire. Il se trouve dans les vernis à ongles.

Sur l’étiquette : toluene

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13- Les Conservateurs:

Nécessaires pour éviter toute contamination de nos produits cosmétiques, ils ne sont pourtant pas tous sans danger. Voici la liste complète des conservateurs à éviter :

Les parabens

Très connus et médiatisés, ils sont suspectés d’être cancérigène et perturbateurs endocriniens.

L’étude du Dr Darbre reliant cancers et parabens a été largement décriée mais jamais confirmée. L’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a statué sur l’absence de risque des parabens à courtes chaînes (Methylparaben, Ethylparaben), elle attend des études complémentaires pour se prononcer sur les risques associés aux Propylparaben et Butylparaben concernant la fertilité masculine, effets mis en évidence chez le jeune rat. Une seule étude (japonaise) fait également le lien entre Methylparaben et vieillissement cutané accéléré au soleil.

Les parabens pénètrent rapidement dans la peau et peuvent provoquer des irritations et des allergies : ils font partie des batteries de tests européens d’allergènes, et les probabilités de sensibilisation sont assez importantes, puisqu’ils sont présents dans près de 80 % des cosmétiques non bio.
Le propylparaben et le butylparaben sont désormais interdits dans les produits sans rinçage destinés aux enfants de moins de 3 ans et devant être appliqués sur la zone du siège.
Les parabens les plus dangereux à éviter absolument sont : le propylparaben, le butylparaben et l’isobutylparaben.
Le methylparaben et l’ethylparaben sont moins nocifs, mais restent indésirables dans un produit destiné au soin de la peau.

Sur l’étiquette : toutes les terminaisons en -paraben, parahydroxybenzoate de méthyle, hydroxybenzoate de propyl,

BHA et BHT

Ces antioxydants chimiques sont utilisés pour pour éviter le rancissement des huiles et corps gras.
À long terme, ces substances se révèlent toxiques. Lors des tests effectués sur des animaux, des altérations du système immunitaire sont apparues, ainsi que des problèmes au foie, à la glande thyroïde, aux reins, aux poumons. Ils sont suspectés d’interférer avec les fonctions hormonales et d’être cancérigène (BHA).

Sur l’étiquette : BHT, butylhydroxytoluène, BHA, butylhydroxyanisole

Les Alcools

Ils peuvent être d’origine naturelle et être autorisés en «bio». Mais les origines de production peuvent être multiples et dans les produits conventionnels, on se méfiera de l’ingrédient «alcohol denat» . Voir ici pour en savoir plus sur l’alcool dans les cosmétiques.

Sur l’étiquette : préfixe ou terminaison en -alcohol, alcohol denat

EDTA

C’est un conservateur qui contribue à la stabilité de certains cosmétiques. Lui-même traverse difficilement la barrière cutanée, mais il peut favoriser la pénétration d’autres substances. Il irrite fortement les yeux et s’avère très persistant, et donc polluant. On le retrouve en fin de chaîne non détérioré dans les stations d’épuration.

Sur l’étiquette : EDTA

Le triclosan

Cet anti-bactérien synthétique est un perturbateur endocrinien connu, qui influe sur le fonctionnement de la thyroïde. Il forme des résidus cancérigènes qui se fixent dans notre corps et que l’organisme ne sait pas éliminer. Accumulé avec d’autres perturbateurs endocriniens, il constitue un risque sur le long terme du fait de ce que l’on appelle « l’effet cocktail ».

Il se retrouve dans les produits antibactériens tels que le dentifrice, le savon, les bains de bouche, les désinfectants pour les mains ou encore les déodorants.

Sur l’étiquette : triclosan, éther de diphényle d’hydroxyle, trichloro, carbanilide

Le cetrimonium bromide

Allergène reconnu, mais aussi très irritant pour le corps humain, ce conservateur chimique est très couramment utilisé pour conserver des produits nettoyants (eaux micellaires…). Malgré ses effets allergènes et irritants, la législation en vigueur autorise son utilisation en cosmétique jusqu’à une concentration maximale de 0,1 %.

Sur l’étiquette : cetrimonium bromide

Le méthylisothiazolinone

Très courant dans les formules de cosmétiques non bio, le méthylisothiazolinone est pourtant un fort irritant cutané. On le trouve principalement dans des produits de type shampoings, gels douche, crèmes pour la peau ou encore dans les lingettes bébé.
Sur l’étiquette : methylisothiazolinone, MIT, Kathon CG.

Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde

Le formaldéhyde est classé cancérigène par le Centre international de Recherche sur le Cancer. Ses effets néfastes pour la santé sont liés : à son risque d’inhalation, son contact direct avec la peau et son contact proche avec les yeux. Le formaldéhyde n’est autorisé que dans les produits pour les ongles.

Les libérateurs de formaldéhyde libèrent au contact de l’eau de nos produits cosmétiques, du formaldéhyde de façon lente et continue. Ils sont présents dans toutes les catégories de cosmétiques. Il n’y a pas de réglementation les concernant, hormis l’Union Européenne qui à imposé que la mention « contient des libérateurs de formols » soit signifiée sur l’étiquetage des produits en contenant plus de 0,05 %.

Sur l’étiquette : DMDM hydantoïne, diazolidinyl urea, imidazolidinyl urea, methenamine et quarternium-15, polyquaternium 10

Les éthers de glycol dont le phénoxyéthanol

Ce sont des solvants qui sont très répandu dans les produits cosmétiques conventionnels.
Très toxiques, les éthers de glycol ne sont pas biodégradable et arrivent à passer notre épiderme. Ils restent dans notre organisme. Ils sont soupçonnés d’être à l’origine de cancers et de troubles de la reproduction chez l’humain.

Le phénoxyéthanol qui est un éther de glycol, est un allergène reconnu pouvant entraîner de l’eczéma et de l’urticaire chez les personnes intolérantes.
Les enfants sont les plus touchés, ainsi l’Agence Nationale de Sécurité du médicament recommande de limiter sa concentration à 0,4 % dans les produits pour enfants : à l’heure actuelle, la limite réglementaire est de 1 %.
Cette recommandation s’accompagne d’un autre conseil, appuyé par l’Agence Sanitaire Française : ne pas utiliser de lingettes pour bébé contenant du phénoxyéthanol. Il est donc vivement déconseillé d’appliquer des produits contenant ce type d’ingrédients sur les parties génitales de l’enfant.

Sur l’étiquette : phénoxyéthanol, phénoxytol

Iodopropynyl butylcarbamate

Conservateur allergisant, comme tous les dérivés organiques de l’iode. Il est présent dans toutes les catégories de cosmétiques.

Sur l’étiquette : iodopropynyl butylcarbamate

Methyldibromo glutaronitrile

Conservateur antimicrobien allergisant. On le trouve dans les produits à rincer (gels-douches, shampooings…)

Sur l’étiquette : Methyldibromo glutaronitrile

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Après le naturel n’est pas toujours sans danger pour nous, comme les huiles essentielles qui peuvent provoquer des allergies.
Que faire pour éviter le maximum de produits toxiques ? Privilégiez les labels sur les produits.

Malgré tout certains label bio autorisent encore un certain nombre de produits chimiques. Pour cela choisissez : soit le label Allemand Natrue, qui est extrêmement sélectif, soit les produits slow cosmétique.

Qui sait si le produit autorisé aujourd’hui ne se révélera pas dangereux demain ? Donnez votre avis dans les commentaires.

Sources : slowcosmetique.com, davidsuzuki.org, madame.lefigaro.fr, oolution.com, lemieuxetre.ch/beautebio/
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